Devenir des espaces de contamination positive ?

By | 13 janvier 2015

Il existe des endroits qui favorisent la contamination positive. Ils sont à rechercher et à fréquenter assidument pour rester dans sa zone d’action et échanger avec d’autres porteurs de projet, loin de la confrérie du découragement. Les espaces de coworking sont sans aucun doute de tels endroits. Au seuil de cette Année Nouvelle, un coworker de la Muse a fait un rêve : celui d’un espace rassemblant des personnes honnêtes et inspirantes. Un espace utilisé par plus de quarante créatifs culturels, toutes des fortes personnalités. Un espace où co-travailler dans la créativité et l’entraide au quotidien n’est pas un vain mot. Un espace où des gens s’auto-responsabilisent sans hiérarchie. Un espace unique en son genre, qui est en miniature, en pilote, ce qui devrait être la règle. Un tel espace existe-t-il ? Au matin il l’a trouvé : c’est la Muse.

Un être humain est traversé par 50’000 à 70’000 pensées et émotions par jour. Une récente étude montre que le ratio moyen actuel aux Etats-Unis – et cela doit également devenir vrai pour l’Europe -, est de 4 pensées négatives pour 1 seule positive. Le ratio de 1-1 est une situation d’équilibre, 2-1, irritable, 3-1 instable et 4-1 un syndrome de stress post traumatique. La contamination sociale se fait par les émotions. N’oublions pas que nous sommes responsables de l’information que nous recevons et que nous émettons.

Amusons-nous au jeu de possibles correspondances entre les niveaux de dialogue et les opérations mathématiques : le jugement peut correspondre à la soustraction, la critique rimer avec la division, l’écoute faire écho à l’addition et l’échange se vivre multiplicateur. Lorsque dans l’émission « Retour de Terre Inconnue » on lit la joie sur les visages de ces peuples premiers qui vivent dans des terres hostiles, est-il si utopique d’imaginer que chacun de nous puisse se transformer en espace de contamination positive ?

Chronique de G. Morand, parue dans la Tribune de Genève et 24 Heures le 13 janvier 2015